Paris 3ème

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Paris 3e
"D'or à la fasce de gueule chargée d'un parchemin d'argent et accosté de deux mascles d'or ; avec en chef une mitre épiscopale de gueule accostée de deux roues dentellées de sable ; et la champagne chargée d'une croix pattée de gueules."
Création : Robert Louis    Conseil Municipal : 1943 

En Février 1942, M. Magny, alors Préfet de la Seine institue une commission héraldique, chargée de réviser les armoiries des communes de son département déjà pouvues et de pourvoir les communes encore dépourvues de blason. 

Ces travaux ont été menés par Mr Jacques Meurgey, chef du service généalogique, héraldique et sigillographique des Archives Nationales et par Mr Robert Louis, dessinateur héraldiste officiel de la commission des sceaux et armoiries de l'Etat. 

Croix du Temple Les Templiers à Paris Croix du Temple 

L'Ordre du Temple établit dès avant 1143 une Commanderie, entourée d'un Enclos, lui-même défendu par une tour dite "de César". 

A l'intérieur de l'enceinte se trouvait la Tour du Temple : un donjon d'environ 50 mètres de haut, flanquée de 4 tours et d'une cinquieme dite "petite tour. 

L'église du Temple était une réplique gothique de la coupole octogonale du Saint Sépulcre de Jérusalem. Flanquée d'un clocher roman, l'église a été augmentée au XIIIe siècle d'un portail, d'une nef et d'une abside. 

Outre l'église et les deux tours, l'enclos renfermait les bâtiments nécessaires à la vie monastique et à celle des laïcs au service de l'ordre : un cloître, des dortoirs, un réfectoire, le bâtiment capitulaire, le bailliage, etc.., séparés par des cours et entourés de nombreux espaces cultivés. 

Au cours du XIIIe siècle, les rois et bien des particuliers mirent leurs trésors en dépôt au Temple. Cette forteresse, éloignée de Paris, accueillit même Philippe le Bel, en 1306, pour le protéger de troubles populaires. 

L'enclos du Temple à Paris servit de chef-lieu pour l'ordre, après l'abandon de Jérusalem par les occidentaux. 

Pendant la révolution française, la famille royale fut incarcérée à la Tour du Temple (le 13 Août 1792) et Louis XVII le dauphin y mourut le 8 Juin 1795. Le donjon risquant de devenir un symbole pour les royalistes, Napoléon par décret du 16 Mars 1808 en décida la destruction. En 1811 le donjon avait disparu. 

L'église du Temple fut vendue en 1796 avec le cimetière à un particulier qui la fit raser. 

Le Square du Temple a' Paris

Le Square du Temple

L'enclos du Temple 

Le chef-lieu de l'ordre, après l'abandon de Jérusalem par les Occidentaux, était Paris. 

Le Temple de Paris comprenait de vastes terrains dont la surface équivalait au tiers de la capitale ; il avait été fondé vers 1148, ou d'après Félibien , au retour de la croisade de Louis VII. 

Au moment du procès des templiers, c'est-à-dire en 1307, les bâtiments du Temple à Paris se composaient de la chapelle circulaire primitive du XIIe siècle, qui avait été englobée dans une nef du XIIIe, d'un clocher tenant à cette nef, de bâtiments spacieux pour loger et recevoir les frères hospitaliers. Mathieu Paris raconte que Henri III, roi d'Angleterre, à son passage à Paris, en 1254, logea au Temple, où s'élevaient de nombreux et magnifiques bâtiments destinés aux chevaliers, lors de la tenue des chapitres généraux, car il ne leur était permis de loger ailleurs. D'après G. Corrozet (Antiquitez de Paris . - 1586, part. 1, p. 108) "Les dépendances du Temple sont entourées de fortes murailles à tourelles et carneaux larges, pour y cheminer deux hommes de front. Là sont plusieurs chapelles et logis en ruines, qui servaient aux congregations des templiers, chacun en sa nation... " 

En 1306, une année avant l'abolition de l'ordre, le donjon était achevé ; il avait été commencé sous le commandeur Jean le turc. Ce donjon consistait en une tour carrée fort élevée, flanquée aux quatre angles de tourelles montant de fond, contenant des escaliers et des guettes. L'étendue, la beauté, la richesse et la force du Temple à Paris, provoquèrent l'accusation portée contre eux. 

En effet, l'année précédente, en 1306, le roi Philippe le Bel s'était réfugié au temple pendant les émeutes soulevées contre les faux monnayeurs, et, de cette forteresse, il put attendre sans crainte l'apaisement des fureurs populaires. Il songea dès lors à s'approprier une résidence plus sûre, plus vaste et splendide que n'étaient le Palais et le Louvre. 

L'hospitalité magnifique donnée aux princes par les templiers, possesseurs de richesses considérables, sagement gouvernées, ne pouvait manquer d'exciter la convoitise d'un souverain aussi cupide que l'était Philippe le Bel. 

Les derniers chevaliers du Temple qui quittèrent la palestine revinrent en Occident, possesseurs de 50 000 florins d'or et de richesses mobilières considérables. Ces trésors n'avaient fait que s'accroître dans leurs commanderies par une administration soumise à un contrôle sévère. Le mystère dont s'entouraient les délibérations de l'ordre ne pouvait d'ailleurs qu'exagérer l'opinion que l'on se faisait de leurs biens. dès qu'ils eurent été condamnés et exécutés, Philippe le bel s'installa au Temple. 

Quant aux trésors, ils passèrent dans ses mains et dans celles du pape Clément V, complice du roi dans cette inique et scandaleuse procèdure. 

Plus tard le Temple de paris et les commanderies de France furent remis aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, puis de Rhodes et de Malte. 

La Tour du Temple 

La Tour du Temple à Paris, datait de la fin du XIIIe siècle et avait été achevée en 1306, peu avant la dissolution de l'ordre. Cette tour était sur un plan carré, avec quatre tourelles aux angles, montant de fond. Elle servait de trésor, de dépôts de titres et de prison, comme la plupart de ces donjons appartenant aux établissements des chevaliers du Temple. Cet édifice fut détruit en 1805. 

L'Eglise du Temple 

Sauval s'exprime ainsi au sujet du Temple : "C'est une église gothique, faite à la semblance du Temple de Jérusalem, accompagnée devant la porte d'un petit porche ou vestibule antique, et enrichi en entrant d'une coupole, dont la voûte est égale à celle du vaisseau, et soutenue sur six gros piliers qui portent des arcades jusqu'au premier étage, et sur autant de pilastres au second, qui s'élevent jusqu'à l'arrachement de la voûte. Cette coupole est entourée d'une nef, dont la voûte a une élévation pareille à ces arcades. Cette partie d'entrée, qui est l'unique en son espèce que j'ai encore vue en France, en Angleterre et dans les dix-sept provinces, non seulement est majestueuse et magnifique par dedans, mais encore fait un effet surprenant et plaisant à la vue par dehors." 


(fig. 1) 

La rotonde datait de la première moitié du XIIe siècle. Après la sortie des templiers de la Palestine, cette rotonde fut augmentée du porche A, dont parle Sauval, et un peu plus tard de la grande nef B. Le bas du clocher C datait également du XIIe siècle, et l'étage du beffroi, du commencement du XIIIe siècle. Le Porche A était à claire-voie dans la partie supérieure. Cette disposition, adoptée fréquemment pour les cloîtres, produisait ici un effet très pittoresque, ainsi que le remarque Sauval. 


(fig. 2) 

Une coupe longitudinale (fig. 2) fera saisir la disposition originale de ces constructions ajoutées à la rotonde primitive. En A, est le porche avec ses claires-voies latérales ; au-dessus, les fenêtres vitrées. C'est à peu prés la disposition qui subsiste à Aix-la-Chapelle, mais mieux entendue. La rotonde englobée avait conservé ses voûtes et son étage supérieur, qui formait saillie extérieurement sur les parois du narthex et de la grande nef (fig. 3) 


(fig. 3)

Le triangle équilatéral avait été le générateur du plan de la rotonde. On sait que le triangle équilatéral était un des signes adoptés par les templiers. Des fragments de vitraux fournis par M. de Penguern, et provenant de la chapelle de la commanderie de Brelvennez, laissent voir la croix de gueules entourée de l'orle d'or des templiers et le triangle équilatéral. Dans la chapelle de Saint-Jean de Créac'h, près de Saint-Brieuc, sont placées plusieurs dalles tombales de chevaliers du Temple. Sur l'une d'elles est gravée une petite croix latine, et au-dessous une épée posée diagonalement ; entre l'épée et la croix est un triangle équilatéral. 

Il ne faut pas oublier que les fondateurs de l'ordre du Temple étaient au nombre de neuf (carré de 3), qu'il ne leur fut permis d'ordonner de nouveaux frères qu'après neuf années, et que les nombres 3 et 9 se retrouvent fréquemment dans les chapelles des commanderies. La grande rotonde de Paris possédait à l'intérieur six piliers, et extérieurement douze travées (fig. 1). Son tracé n'avait pu être obtenu donc que par deux triangles équilatéraux se pénétrant (fig. 3). 

Présence des Templiers en Ile-de-France

Croix du Temple

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mise à jour : 01.01.02