Les Francs-Maçons et la Commune de Paris

 

Après l'échec de leurs nombreuses tentatives de conciliation, les Francs-maçons plantèrent leurs bannières sur les fortification de la porte Maillot et se rallièrent à la Commune

Le professeur André Combes est, pratiquement le seul, à écrire sur la Franc-Maçonnerie, avec intelligence et nuance. Dans ses ouvrages, il évite la pseudo érudition ou la langue de bois pour se contenter d'exposer les faits et de les commenter sans parti pris.

Dans le tome II de son Histoire de la Franc-Maçonnerie au XIXe Siècle, il évoque l'attitude des Frères face à la Commune de Paris. Sur ce sujet, depuis 1871, des tonnes d'erreurs et de sottises sont affirmées, publiées, rapportées.

Avec André Combes, on abandonne mythes et mensonges.

Dès le début des événements, la Franc-Maçonnerie souhaite et tente la conciliation mais se heurte à l'intransigeance de Thiers et à la mauvaise foi du Frère Jules Simon. Thiers ne songe-t-il pas, quelques semaines avant la fin mai, aux tueries et aux assassinats ! Cette attitude butée favorise le ralliement d'un grand ,nombre de maçons de Paris et de la banlieue à la Commune. Ils manifestent spectaculairement le dimanche 29 avril. Trêve de quelques heures et les combats reprennent. Les maçons seront sanctionnés pour avoir choisi la Commune.

Après l'épopée "de nombreux anciens élus ou cadres entreront en maçonnerie" à leur retour en France ou à l'étranger. Parmi eux, Maxime Vuillaume, Gaston Da Costa, Paschal Grousset, Camélinat, Jean-Baptiste Clément, Augustin Avrial, Assi.

 

P. Ysmal

Histoire de la Franc-Maçonnerie au XIXe Siècle, Tome II, par André Combes, Editions du Rocher, 430 pages, 165 F.

Sources : le site de l'association des amis de la Commune de Paris
http://perso.club-internet.fr/lacomune/pages/Actua599.html